L’invité mystère du mois d’août

Votre rendez-vous mensuel est arrivé, WiseFins reçoit son invité mystère. Un aliment que vous connaissez probablement tous, mais dont vous ignorez peut-être l’impact écologique. Saurez-vous deviner quel est ce produit alimentaire ? Découvrez qui se cache derrière ce portrait.

Je suis un fruit

Paradant sur les étals de vos supermarchés du mois de juin au mois de septembre, je suis reconnu comme étant l’une des stars des fruits d’été. Fruit charnu à noyaux, on me confond souvent avec mes cousins, la nectarine et le brugnon. Juteux, sucré et désaltérant, ma peau est veloutée et ma chair peut arborer différentes couleurs telles que le jaune, le blanc et le rouge. 

Vous me connaissez

Je suis né en Chine il y a plus de 3 000 ans avant d’être exporté vers l’Inde et le Proche-Orient. A partir du XVIe siècle, la France me découvre et je deviens particulièrement apprécié par la noblesse française dont notamment le roi Louis XIV qui me fit cultiver dans son jardin, à Versailles. Lorsque la gastronomie française commença à se développer, je devins un aliment de prédilection pour confectionner des desserts délicats. Le célèbre pâtissier Auguste Escoffier concocta un fabuleux dessert où j’ai l’honneur d’être l’ingrédient principal, accompagné de glace vanille et de purée de framboises, en hommage à la cantatrice australienne Nellie Melba. 

Vous me cuisinez surtout en pâtisserie

Je suis un fruit que l’on aime principalement déguster nature et cru. Cuit, je rentre dans la préparation de nombreux plats, aussi bien sucrés que salés. On me retrouve dans de nombreuses recettes de gâteaux, de compotes et de confitures. J’ai une grande place en pâtisserie où l’on me sert cuit, sucré ou flambé. Vous pouvez aussi me retrouver dans vos cocktails, comme par exemple à travers le célèbre cocktail Bellini, la boisson emblématique de la ville de Venise en Italie.

Vous adorez mes valeurs nutritives

Je suis un fruit riche en antioxydants et en fibres. Je contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, les cancers et diverses maladies chroniques. C’est dans ma pelure que se concentrent les vitamines, évitez donc de me peler si vous souhaitez profiter de mes bienfaits ! Composé à 87 % d’eau, j’ai la particularité d’être hydratant et désaltérant. Modérément calorique, j’apporte à mes consommateurs de faibles quantités de protéines, de lipides et de glucides.

Vous me consommez en grande quantité l’été

Je suis, après le melon, le fruit préféré des français l’été. En France, chaque ménage me consomme à hauteur de 2,7 kilos par an. Notre pays est le 4e producteur d’Europe avec une production annuelle de 324 000 tonnes. Représentant plus de 40 % de la production française, le Languedoc-Roussillon est mon principal producteur suivi par la Provence et la région Rhône-Alpes. Dans le monde, c’est 20,3 millions de tonnes de mon fruit qui est produit chaque année dont 10,7 millions de tonnes par la Chine qui est le plus gros producteur mondial. En général, 55 % de la production mondiale est utilisée par l'industrie, principalement pour être mis en boîte, et 45 % est consommée en produits frais. L’industrialisation de l’agriculture et la nécessité de produire toujours moins cher ont changé mon goût et mon apparence au fil des années. On me reproche souvent d’être trop dur et peu goûteux. Je suis aussi un fruit fragile, qui supporte mal le transport ce qui me rend moins esthétique imposant aux supermarchés de me jeter en tonne chaque année.

Suis-je bon pour l’environnement ?

L’arbre sur lequel je pousse s’épanouit dans des climats chauds et, a ainsi, un besoin hydrique important, car il nécessite un arrosage régulier. La production d’un kilo de mon fruit nécessite 30 620 litres d’eau, soit à titre de comparaison, la capacité de stockage de trois camions citerne grande capacité ! Les serres où je suis cultivé consomment aussi une grande quantité d’énergie, que ce soit électrique, en gaz ou en mazout, pour simuler la chaleur dont j’ai besoin pour m’épanouir. La production d’un kilo de mon fruit émet ainsi 1,14 kilos de CO2. A titre de comparaison, l’émission de gaz à effet de serre émis par dix kilos de mon fruit, soit 80 à 90 unités, est identique à 73 kilomètres en voiture soit un trajet Nice-Fréjus. Je suis un fruit qui n'est donc pas sans impact sur l'environnement et le climat.

Je suis la pêche !

Aviez-vous trouvé l’identité de notre invité mystère et surtout, imaginiez-vous que son impact écologique était aussi important ? On trouve dans nos supermarchés de nombreuses variétés de pêche et de fruits tels que les nectarines et les brugnons. Le brugnon, par ailleurs, fidèle cousin de la pêche, offre des vertus et un goût quasi-similaire. En revanche, son impact écologique en termes de ressources nécessaires en eau et d’émission de gaz à effet de serre lors de la production est moindre et constitue ainsi une très bonne alternative à la pêche si vous souhaitez limiter vos impacts sur l’environnement. WiseFins vous donne rendez-vous le mois prochain pour découvrir le portrait d’un nouvel invité.

Rédigé par Maeva Ortega.

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